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CSF - Confederation Syndicale des Familles
Fil d'actualités de la CSF

25 janvier 2010 - Débat sur l’identité nationale

A l’occasion de la sortie du nouveau numéro de son magazine ’NOUS’, La Confédération Syndicale des Familles ouvre son EDITO avec le débat sur l’identité nationale.

Un grand piège politique !

Les questions sur l’immigration sont des questions récur­rentes pendant les périodes électorales. Les élections régio­nales 2010 ne seront donc pas une excep­tion. Mais, La CSF ne s’y trompe pas. Elle en appelle au bon sens des familles victimes de difficul­tés économiques et sociales pour ne pas se laisser prendre à ce piège. La Nation fran­çaise s’est constituée non pas autour de la race mais bien autour des valeurs communes de démocratie, de laïcité, partagées par des hommes et des femmes venus d’horizons différents.

C’est cette formidable capacité de fusion et d’intégration sociale, qui fut la grandeur de la France au regard d’autres nations euro­péennes, qui se sont longtemps appuyées sur les communautés.

Aujourd’hui, si cette intégra­tion est en panne, cela ne relève pas du seul fait des étrangers, qui auraient du mal à s’adapter. Cet échec est le résultat d’une fracture sociale profonde, qui s’est installée en France depuis des décen­nies, notamment dans les ban­lieues et qui se traduit parfois par des émeutes urbaines. Pendant plus de 20 ans, la République a laissé se développer des zones de non droit, des discriminations, des violences sociales, des jeunes en désespérance, le chômage, des plaies pour lesquelles les poli­tiques successives, dont le « plan banlieues » et le « plan jeunes » risquent de n’être encore qu’un miroir aux alouettes.

Quatre ans après les émeutes urbaines, rien n’a changé fondamentalement. Le chômage notamment des jeunes continue dans les banlieues, les zones rurales comme dans le reste du territoire. Les 34 millions d’euros du « plan banlieues » débloqués n’auront servi qu’à l’accès à l’emploi ou la formation de moins de 1200 jeunes. Ce « plan banlieue » sera donc une aubaine pour des entreprises de placement.

« Le débat sur l’insécurité, l’immigra­tion, l’identité nationale est un aveu d’impuissance de l’État incapable de faire vivre les valeurs de la Répu­blique dans les quartiers populaires. »

9 milliards de bouclier fiscal pour les plus riches, 2,4 milliards de baisse de la TVA pour les restaurateurs et près de 30 mil­liards d’allègements sociaux pour les entreprises sans contrepar­tie véritable ; autant de moyens financiers qui feront défaut au gouvernement pour mettre en place une politique ambitieuse de lutte contre la pauvreté.

Les familles souffrent de la montée de la pauvreté, le gouver­nement s’apprête à lancer un grand emprunt et à développer à travers le budget 2010 son plan d’austérité, en supprimant la taxe professionnelle entraînant un transfert de charges sur les familles à travers l’augmentation de la taxe d’habitation, une taxe injuste, souvent combattue par La CSF.

Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, journée mondiale de solidarité, 20ème anniversaire de la déclaration des droits de l’enfant, journée de lutte contre le Sida, autant de journées « symboles » qui rappellent combien les mili­tants doivent plus que jamais se mobiliser.

La lutte contre les violences faites aux femmes est déclarée, comme grande cause nationale pour 2010. Une violence scanda­leuse vécue au sein des familles, des couples est souvent couverte par la loi du silence. Si l’action publique est toujours indispen­sable, nous, les citoyens, nous devons refuser l’inacceptable, cette tolérance criminelle, qui fait qu’en France comme dans tous les pays du monde les femmes meurent sous des coups.

Ces femmes sont souvent obligées de choisir la séparation pour retrouver leur dignité, situation qui les précipite dans la pauvreté. La grande majorité d’entre elles vivent de transferts sociaux et quand elles n’ont pas d’enfant, leur revenu moyen ne dépasse pas 646 euros selon une enquête du Secours Catholique (le seuil de pauvreté étant fixé à 910 euros). Ces femmes sont bien souvent la cheville ouvrière au sein des familles populaires. D’où l’importance pour nous de développer des actions de soli­darité et toujours se battre, contre cette gangrène sociale qu’est la pauvreté.

Mais 2010 sera sûrement une année d’espoir, car pour la pre­mière fois le sommet de Copenhague devrait impulser une vraie volonté des grands de ce monde d’agir sur les effets du chan­gement climatique. Tous ensemble, nous pouvons sauver notre planète en modifiant nos habitudes de consommation et de mode de vie pour l’avenir de nos enfants.

Enfin au seuil de cette nouvelle année, nous vous souhaitons pour 2010, du bonheur, de la solidarité et un engagement sans faille, pour bien défendre nos droits, nos modes de vie et résister à la politique de casse sociale.

Aminata Koné
Secrétaire Générale de La CSF