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CSF - Confederation Syndicale des Familles
Fil d'actualités de la CSF

FSFM


FSFM - Fédération Syndicale des Familles Monoparentales
Fédération Syndicale des Familles Monoparentales (FSFM)
53, rue Riquet
75019 PARIS
Tél. : 01 44 89 86 80
Fax : 01 40 35 29 52
E-mail : famillemonoparentale@la-csf.org
Site Internet : http://www.la-csf.org

Date de création : 1967

Buts du Mouvement :
Exprimer l’existence sociale des familles monoparentales ayant ou ayant eu des enfants à charge.
Leur permettre d’être représentées et faire valoir leurs droits auprès des pouvoirs publics et des organismes semi-publics ou privés.
Promouvoir des services et des réalisations sociales répondant aux intérêts de ces familles.
Obtenir des pouvoirs publics qu’ils tiennent compte des familles monoparentales dans l’élaboration ou l’aménagement de toute la législation.

Structures :
25 associations groupées (au 31 décembre 1998).
2 000 familles adhérentes (au 31 décembre 1998).

Publications :
Journal des Familles Monoparentales - interne - trimestriel – 6.79 € /an.
Les actes du colloque " La Filiation " - novembre 1992.
Les actes du colloque " Les Familles monoparentales dans la société d’aujourd’hui " novembre 1995.
Les résultats d’une enquête sur " Le Reste à vivre des familles monoparentales " - 1997.
Les actes du colloques « vers une coparentalité responsable » - 1999
Le manuel de l’antiparentalité

Services initiés par le mouvement et les associations qu’il groupe
Outre les services traditionnels tels que les bourses aux vêtements et aux jouets, l’organisation de sorties et de loisirs, nos associations tiennent régulièrement des permanences dont l’objectif est de renseigner et orienter les familles monoparentales confrontées à des problèmes divers (divorces, prestations...).

Aussi, constatant les besoins énormes à satisfaire en terme notamment de dialogue parents-enfants ou d’accueil de la petite enfance, elles participent à la gestion des structures d’accueil de la petite enfance, des lieux de rencontre (maisons ouvertes) et des centres de médiation familiale.

La FSFM agit pour la défense individuelle et collective des familles monoparentales auprès des pouvoirs publics et les représente auprès des institutions concernées. Son efficacité repose sur l’action et la réflexion combinée des ASFM et des UD-CSF.

Elle défend la spécificité des familles monoparentale à l’UNAF et veille à ce que ces familles soient considérées comme des familles à part entière. A l’origine, les femmes qui élevaient seules leurs enfants étaient abandonnées par la société. A toutes ces femmes, l’action de la FSFM a redonné une dignité et des droits. Elle les a aidées à obtenir un réel statut du parent seul. Aujourd’hui, le nombre de parents isolés ne cesse de croître et des pères commencent à vivre la même solitude.

La FSFM a pour rôle, d’une part d’animer et de coordonner le travail des ASFM en analysant les données et d’autre part de proposer des actions et des outils à partir des informations prises sur le terrain.

La FSFM, initiateur du concept des Espaces Accueil Famille, a largement participé à sa mise en œuvre dans l’ensemble de la CSF. Ce concept participe à une meilleure prise en compte des familles monoparentales dans l’accueil des CSF locales.

La FSFM s’est attachée à faire pression sur les pouvoirs publics pour leur faire prendre conscience que 23 % des enfants économiquement pauvres sont issus de familles monoparentales. Dans le même temps, elle veille à ce que la situation de monoparentalité ne soit pas synonyme de discrimination sociale. Malheureusement le contexte de stigmatisation des parents d’aujourd’hui a pour conséquence de régulièrement pointer du doigt les familles monoparentales. C’est pour faire prendre conscience des difficultés de la vie quotidienne des familles monoparentale (garde d’enfant,..) que la FSFM a participé aux travaux de la conférence de la famille sur la pauvreté.

la réforme du divorce

Les débats sur la réforme du divorce ont mobilisé la fédération et donné lieu à une action en direction des parlementaires en vue du maintien du divorce pour faute. Nous avons proposé comme base de réforme le développement de la médiation familiale et le renforcement des moyens matériels pour faire face aux dispositions à caractère obligatoire prévues par le juge comme la garde des enfants.

la médiation familiale

La fédération a toujours milité pour la reconnaissance des mérites de la médiation familiale mais reste interrogative sur son insertion dans le processus de séparation ainsi que sur son fonctionnement et son contrôle.
La médiation familiale ne peut être qu’une démarche volontaire qui ne puisse être imposée. Au contraire, elle devrait être un préalable obligatoire à toute saisine du juge, y compris pour les demandes après divorce.

Dans la continuité de l’aide à la parentalité et dans le souci de tenir les enfants en dehors des conflits qui opposent les parents, la fédération s’engage dans une réflexion de fond sur la médiation familiale et soutient les services existants.

La médiation familiale est au service des couples qui ont besoin d’une aide pour organiser leur vie de parents séparés. Le premier de ses objectifs est de permettre aux enfants de rester à leur place d’enfants et de garder le lien avec leurs deux parents.

l’action PAJE

Les premiers effets de la mise en place de la PAJE ont été identifiés dès le démarrage du dispositif en janvier 2004. Les bénéficiaires des minimas sociaux étaient exclus du socle commun de base d’un montant de 162 € par mois versé jusqu’aux 3 ans de l’enfant. De plus, la prise en compte de la prime de naissance dans les ressources à déclarer auprès des CAF avait pour incidence de supprimer l’allocation parent isolé pour les allocataires qui en bénéficiaient.

L’action combinée de la Fédération et de la CSF en direction des ministères et de la presse a permis la parution d’un décret, rétablissant partiellement cette situation. En effet si ce nouveau décret limite les inégalités que nous avions dénoncées, il poursuit l’application discriminatoire de la durée de versement de l’allocation. Le socle de base pour les familles bénéficiaires de minima sociaux est versé jusqu’aux 3 mois de l’enfant alors qu’il est versé jusqu’aux 3 ans de l’enfant pour les familles disposant de revenus jusqu’à 4000 euros !
L’action se poursuit pour l’instauration d’une PAJE basée sur le niveau des revenus et non sur les sources des revenus.

Allocation Parent Isolé

L’API est bien plus qu’un simple revenu minimum, elle permet la restauration d’une identité positive, c’est une reconnaissance institutionnelle du rôle parental. Pour celles qui arrivent en fin de droit et qui n’ont pu s’insérer sur le marché du travail, le passage au RMI est très mal vécu. Il est ressenti comme humiliant et stigmatisant. « L’API c’est pour aider les mères à subvenir aux besoins, mais le RMI c’est quand on plus rien, c’est lourd, le bas de l’échelle en fait... » disait une jeune maman.

Alors qu’il est question d’une fusion entre l’API et le RMI, nous voulons redire notre attachement à l’API comme une prestation qui est et doit rester une prestation familiale (bien qu’elle soit versée sous conditions de ressources).

Même si certains avantages sont liés aux seuls bénéficiaires du RMI (comme l’exonération à la taxe d’habitation…), les jeunes mamans ne souhaitent pas la refonte de ces deux minima sociaux. La Fédération déplore que certains avantages ou dispositifs écartent systématiquement les bénéficiaires de l’API qui ont des revenus quasiment équivalents. Rappelons que l’API est une allocation différentielle

La Fédération Syndicale des Familles Monoparentales rappelle que l’API est une allocation différentielle exige le maintien de l’API en tant que telle, à savoir une prestation familiale pour les parents isolés ayant peu ou sans revenus. De plus, elle demande que les avantages accordés aux bénéficiaires du RMI ou autres dispositifs (comme la prime de fin d’année), soient étendus également aux bénéficiaires de l’API qui ont quasiment le même niveau de revenus.